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Tout ce dont vous avez besoin, c'est d'amour

L'amour, au-delà de toute version de ce terme que peut envisager l'esprit humain, attend dans la 5D et l'infinité. Depuis toujours, il attend patiemment que les esprits s'éveillent de leur coma artificiel. L'ouverture du cœur dont je prédis l’avènement depuis si longtemps — et dont on m'a parlé lors de mon propre éveil en 1990 — est désormais d'actualité pour un nombre record d'individus dans cette ère de la simulation. C'est la raison pour laquelle ces personnes sont les cibles des forces du schisme et de l'inversion qui cherchent à fermer nos cœurs par la peur. Nous ne devons pas les laisser faire et en n'y succombant pas, nous ferons autorité. La citation de Nag Hammadi évoquait l'impact des Archontes sur l'humanité : « … ils fermaient leurs cœurs ». Le chercheur Paul Levy désigne le Wetiko comme un « cœur frigide, glacé, dépourvu de miséricorde ».

Prenez Schwab, Gates, Fauci, Whitty, Trudeau, Freeland, Biden, Johnson, Macron, Draghi, Arden, Morrison et ainsi de suite. Que voyez-vous ? Des cœurs frigides, glacés, dépourvus de miséricorde. Levy ajoute que pour « vaincre » le mal, il ne s'agit pas de le détruire en jouant le jeu du Wetiko mais plutôt de trouver cet espace d'invulnérabilité en nous où aucun mal ne peut nous atteindre. Cet « espace », c'est l'amour et la conscience 5D. Nous ne devrions jamais oublier que le Wetiko et ses manifestations concrètes ont besoin de nous. Nous n'avons pas besoin d'eux.

Le Wetiko/Ialdabaôth/Satan/Sheitan/Iblis et sa Secte dépendent de nous pour leur survie. Selon Lévy,

Un vampire n'a aucune existence substantielle indépendante intrinsèque à part entière ; il n'existe que par rapport à nous. Le parasite d'esprit vampirique pathogène appelé Wetiko n'est rien en soi – il est incapable d'exister de son côté — pourtant sa "réalité virtuelle" est telle qu'il a le potentiel de détruire notre espèce […] Le fait qu'un vampire ne soit pas reflété dans le miroir peut également signifier que ce que nous devons voir est qu'il n'y a rien. Rien à voir d'autre que nous-mêmes. Le fait que le Wetiko soit l'expression de quelque chose à l'intérieur de nous implique que le remède est aussi en nous. La question cruciale est de trouver ce remède et de le mettre en application.

Le personnage du Mérovingien dans Matrix dit : « C'est remarquable à quel point les schémas de l'amour sont semblables aux schémas de la démence. » Le Mérovingien est un agent symbolique de la Matrice et c'est donc ainsi qu'il voit les choses.

Sans expérience de l'amour de type Infini et de ce que l'amour vous fait faire ou défendre, cela pourrait passer pour de la démence aux yeux du Wetiko. Mais cet amour est ce qui maintient l'infinité ; il est son fondement, le début et la fin de tout.

Lorsque vous serez touchés par cet amour et accéderez à ses dons de sagesse et de connaissance, vous ne serez plus jamais les mêmes. Je sais que c'est vrai parce que cela m'est arrivé sur une colline au Pérou en 1990. Nous parlons de l'esprit humain alors qu'en fait, c'est de conscience supérieure au delà de l'« humain » dont il s'agit. Nous sommes capables de créativité débordante et d'actes de courage, de détermination, de bonté et d'amour. Nous le voyons à chaque instant au beau milieu de la folie et de l'auto-destruction.

Nous sommes tous des expressions de notre état naturel, notre position par défaut — l'amour dans son Sens infini. Le Wetiko ne peut rester là où règne l'amour et tout le fondement de son attention est de bloquer la manifestation de l'amour dans le cœur et l'esprit de ses cibles. La réalisation que nous ne sommes pas « humains » mais un état de conscience supérieure piégée dans l'illusion d'« humain » activera notre connexion consciente vers qui nous sommes réellement — l'amour. Juste l'amour. On nous a manipulés pour nous faire oublier cela et il est temps de nous en souvenir. Ce qui se produira ensuite en dépend. L'amour ne se limite pas à l'attirance. Dans son sens véritable, il n'a pas besoin de cela. Tout comme ce n'est pas non plus un mot qui sort si facilement des lèvres qu'on le pense ou le comprenne vraiment ou pas. Ceux qui m'ont le plus dit combien ils m'aimaient et soutenaient mon travail sont ceux qui m'ont posé le plus de problèmes à moi et à mon travail et j'ai vu ceux qui parlent d'amour si pleins de haine qu'ils cherchent à détruire les autres. Il est facile de lancer de belles paroles.

L'amour dans sa forme la plus pure n'est pas facile à exprimer dans un monde qui cherche à l'éliminer. Mais nous devons chercher à être cet amour parce que c'est qui nous sommes vraiment.

Cet amour n'est pas « je t'aime ». C'est « j'aime ». Cet amour n'est pas l'amour humain de la simple attirance. Il ne vient pas de l'entrejambe mais du cœur qui est notre connexion à l'Amour infini que nous sommes. Cet amour est sans peur car il sait qu'il n'y a rien à craindre. Nous sommes infinis pour toujours et nous le restons peu importe l'expérience que nous vivons actuellement. Cet amour fera toujours ce qu'il sait être juste et n'en sera jamais détourné par la peur des conséquences. Envisager les conséquences, c'est envisager de ne pas faire ce que l'on sait être juste et cet amour ne ferait jamais cela. Cet amour n'est pas à ressentir. Il est à incarner. Il ne s'agit pas d'un sentiment mais d'un être, une êtreté.

Cet amour est issu d'une transformation de l'identité de soi. Sachez que le corps et le monde de l'« humain » est une illusion. Ayez toujours cela en conscience. Sachez que vous êtes la Conscience infinie et vous vous reconnecterez au « Je » véritable — l'amour. L'énergie des marches et des évènements pour la liberté dans le monde entier est tellement différente pour cette raison. L'amour est l'énergie, l'être, la perception, l'êtreté qui transformera notre réalité et nous ramènera au paradis. Nous n'avons qu'à ouvrir nos cœurs et vivre ce qu'ils nous disent de vivre.

Qui suis-je ? Je suis Tout ce qui est, a été et sera jamais faisant une brève expérience appelée « humanité ».
Qui êtes-vous ?
Idem.
Vivez-le, soyez-le et tout changera.

Texte original de DAVID ICKE extrait de The Trap (isbn:9781838415327) traduit de l'anglais par EY@EL
© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

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Le choix

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À chaque jour suffit sa peine

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Rendez vos états ressources instantanément disponibles

La notion d’ancrage est l’un des principaux concepts de la PNL (programmation neurolinguistique — Ed.). Il s’agit d’un phénomène naturel qui consiste à associer un stimulus externe à un état interne. La madeleine de Proust est un célèbre exemple d’ancrage spontané. En mangeant une madeleine, Proust retrouve dans ses moindres détails une scène de son enfance. Dans ce cas, le déclencheur est un goût (stimulus) qui réveille une nostalgie (état interne). Il existe beaucoup d’autres possibilités d’ancrages. On peut avoir associé les premières notes d’un tube à une soirée très joyeuse ou l’image d’une plage à la sensation de détente. La plupart des ancres sont inconscientes, mais on peut en créer délibérément. Alors, au lieu de subir ses humeurs, on peut les choisir. Les ancrages sont ainsi l’un des moyens les plus simples de prendre le contrôle de ses états d’âme et avoir ainsi accès à une panoplie d’états ressources.

On appelle « états ressources », les états qui sont optimaux pour vivre une situation (courage, détente ou concentration) et « états limitants » ceux qui nous entravent et nous nuisent (stress, peur, démotivation, etc.).

La gestion des états internes consiste à choisir l’état interne adéquat pour une situation donnée, à pouvoir l’enclencher et à savoir rester dans cet état le temps requis par la situation. En parallèle, on apprend à ne plus entrer dans ses états invalidants et à les désactiver. On peut aussi créer d’avance des ancres positives qu’il suffira d’activer quand on en aura besoin.

Pour pouvoir puiser dans ses propres richesses, la question à se poser est : « Quel est l’état interne le plus approprié à la situation que je vais devoir affronter ? »

Retrouvez une situation antérieure où vous avez vécu cet état positif. Revivez mentalement la scène par vos cinq sens jusqu’à entrer intensément en contact avec l’état ressource puis associez-y un ancrage sensoriel : une pression sur la peau ou un petit « Yes ! » victorieux. Personnellement, j’aime bien l’ancrage qui consiste à fermer le poing comme si on tenait son état interne dans la main. Pour que l’ancre fonctionne, il faut la poser au moment où on entre pleinement dans son état ressource. Ensuite, en refaisant exactement le même geste, l’état ressource doit revenir avec la même intensité. Ne choisissez pas un geste trop banal, l’ancre serait vite usée par d’autres sollicitations. Contrairement aux pratiques comportementalistes, il n’est pas utile, si l’ancre est bien posée, de la reproduire plusieurs fois pour garantir sa longévité.

Toutes les ressources nécessaires à votre évolution sont à l’intérieur de vous. Vous pouvez maintenant condamner l’accès à vos vieilles autoroutes de morosité, de découragement et de rumination. Ancrez toutes ces belles ressources que vous avez en vous : votre état d’éveil et de curiosité, votre bienveillance, votre optimisme…

Par exemple, maintenant, de quelle ressource avez-vous besoin pour intégrer votre surefficience ? Personnellement, je vous proposerais bien d’ancrer une curiosité et un émerveillement aussi frais et purs que ceux d’un enfant qui découvre un parc avec des balançoires. Ainsi vous allez vous étudier en pensant : « Quel beau cerveau ! C’est trop génial de faire le lémurien dans mes arborescences ! Yahoo, comme ça va vite dans ma tête ! »

Texte original de CHRISTEL PETITCOLLIN extrait de Je pense trop : comment canaliser ce mental envahissant (isbn:9782813201966)

Image couverture : Lucas Pezeta

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Les théories du karma et leurs conséquences

Dans les pages de notre revue Le Dilemme mutable, la réincarnation fait partie de notre contexte, mais sans que nous discutions beaucoup de ses implications et ramifications. Nous ne savons pas précisément combien de nos lecteurs l’acceptent en tant qu’hypothèse raisonnable, et combien ne le font pas. Un sondage de 1984, qui m’a étonnée, relevait 23% d’Américains adultes affirmant croire en la réincarnation (et 28% d’adolescents). La même enquête présentait 42% d’adultes affirmant avoir été en contact avec une personne décédée (souvent un conjoint ou un membre de la famille). En 1973 seulement 27% d’adultes avouaient une telle expérience. Le sondage récent donnait également 67% d’adultes rapportant une expérience relevant de la perception extrasensorielle (contre 58% en 1973).

Il y a différentes théories sur la réincarnation et sur la façon dont elle fonctionnerait. Et s’il est bien évident que je n’ai pas les réponses ultimes, j’ai par contre, bien certainement des questions et des préoccupations en tant qu’astrologue-conseil... En effet, la croyance en la réincarnation affecte le type de conseil que l’on peut offrir en tant qu’astrologue, aussi notre vision de son fonctionnement est-elle particulièrement importante.

Les trois théories ci-dessous sont celles que j’ai relevées dans la littérature et parmi les gens qui y croyaient. Après les avoir exposées, je débattrai des questions qu’elles soulèvent et des pièges potentiels qu’elles recèlent pour l’astrologue-conseil.

La théorie « Œil pour Œil »

Cette approche présente la réincarnation comme le décompte littéral des bonnes et mauvaises actions passées. Si vous avez commis un meurtre dans votre vie antérieure, vous serez assassiné dans la présente. Si vous avez été infidèle à votre conjoint, vous en épouserez un infidèle dans cette vie. Si vous agressez quelqu’un, vous serez agressé vous-même, etc.

Je suis encline à rejeter cette approche. Elle parait beaucoup trop simpliste. De surcroit, elle ne mène qu’à sa propre autoperpétuation. En effet, si chaque meurtrier doit être massacré en retour, cela ne génère-t-il pas constamment de nouveaux assassins ?

Les circonstances, apparemment, n’entrent pas en ligne de compte. Est-ce qu’un homicide commis par légitime défense est identique à un meurtre prémédité ?

Dans ce système très déterministe, les événements de l’existence et beaucoup de choix de vie (époux, famille, etc) sont préprogrammés sans aucun contrôle personnel ou pouvoir sur la question. En tant que conseil, je suis très méfiante envers les systèmes qui excluent tout pouvoir ou toute responsabilité personnelle chez l’individu.

Pourtant, on est bien obligé de reconnaître que la « pure justice » de cette approche parle à beaucoup. Elle est directe et ne laisse pas place au doute.

Si vous faites quelque chose de mal : vous êtes puni, et si vous faites le bien : vous êtes récompensé. Elle laisse pourtant de nombreux doutes dans mon esprit. Qu’est-ce que « le bien » et qu’est-ce que « le mal » ? Peut-il exister des circonstances où un « meurtre » est justifié ? Les jugements moraux sont-ils vraiment aussi simples dans l’univers ?

La théorie de l'École

Dans cette approche théorique, la vie est conçue comme un apprentissage progressif suivant la forme d’une spirale évolutive [un cheminement à la fois linéaire et graduel]. On y grandit et évolue vers toujours plus de conscience et d’amour. Tout élément de l’existence est un grain à moudre pour apprendre. Il est généralement question de faire le bien plutôt que le mal et la définition de ces deux positions varient selon les individus. La facilité ou la difficulté de l’existence sont associées à la faculté d’apprendre plus ou moins vite : si on apprend vite, la vie est facile, si on apprend lentement, elle est pénible. Cette approche permet également d’apprendre des choses par procuration, c’est-à-dire sans forcément les avoir vécues soi-même. Plus on progresse vers les classes supérieures, mieux on maîtrise.

La théorie du Théâtre

Cette approche présume que nous devons tous, au bout du compte, faire l’expérience de toutes les facettes de l’être humain. Nous continuons à nous réincarner jusqu’à ce que nous ayons tenu tous les rôles — le meurtrier aussi bien que la victime, les existences les plus fortunées comme les plus socialement défavorisées sur le plan terrestre. L’évolution est présumée ressortir de l’expérience, et l’accomplissement d’un cycle réclame que nous expérimentions absolument tout.

Mais il n’en demeure pas moins plusieurs questions pratiques de fonctionnement. Les choix. Par exemple, certaines personnes croient que nous choisissons tout de nos vies : le moment de la mort, la famille où nous entrons, le corps que nous avons, etc. Ces personnes se retrouvent plus volontiers dans la théorie de l’École ou celle du Théâtre car l’approche Œil pour Œil est si déterministe qu’il n’y reste que très peu de libre-arbitre, donc de choix.

D’autres personnes pensent que nous ne choisissons qu’une chose : revenir. Une fois ce choix fait, nous « recevons alors ce que nous avons mérité » : c’est compatible avec les trois systèmes. Avec la « pure justice » de l’Œil pour Œil, même simpliste, cela parle énormément aux gens. Les tenants de l’École utilisent une métaphore scolaire : « Quand on réussit le CP on passe en CE1, et quand on sort du lycée, on va à l’université ». Ceux du Théâtre imaginent que certains rôles n’ayant pas encore été expérimentés, on s’oriente naturellement vers l’un d’eux en fonction des types de vie qu’il reste à endosser.

D’autres approches encore présument que nous n’avons aucune forme de choix et qu’aussi longtemps que nous sommes dans la roue des réincarnations, elle tourne seule de façon automatique.

Il y a aussi d’autres raffinements. La conception du temps. Certaines théories jettent par-dessus bord notre concept de temps linéaire [...]. Elles suggèrent que nous vivons toutes nos vies (passées, présentes et futures) en même temps et que chacune influence simultanément les autres. C’est bien au-delà de ma compréhension et augmente le problème du lien de cause-à-effet. Il devient plus difficile de percevoir l’ordre et la justesse sous-jacents (ce qui est ma recherche principale, ainsi que celle que bien d’autres personnes cherchent en la réincarnation).

L’Âme-Groupe

Une autre variante comporte le concept d’Âme-Groupe (littéralement « oversoul » ou « sur-âme » — NdT) impliquant que nous ne soyons pas véritablement des êtres individuels. Au lieu de cela, cette théorie soutient qu’il y a un certain nombre d’Ames-Groupes et chacune se scinde en plusieurs êtres humains lorsqu’il y a réincarnation. Ainsi nous n’avons pas seulement notre propre karma personnel à gérer, mais nous partageons celui de tous ceux qui nous sont liés par la même Âme-Groupe, parce que nous sommes tous un, et que nos séparations ne sont qu’apparentes. La même Âme-Groupe peut par exemple comprendre un meurtrier et sa victime.

L’attrait pour la réincarnation ou la séduction du « monde juste »

La théorie du Monde juste

« Chacun reçoit ce qu’il mérite et mérite ce qui lui arrive ».

Face à des cas de victimes innocentes, les personnes ont besoin de stratégies pour restaurer la consonance :

  • tout faire pour aider la victime et compenser le préjudice (annuler l’état de victime),
  • punir le fautif quand il existe afin de réhabiliter la victime (logique juridique),
  • penser que cette injustice est provisoire, voire même qu’elle prépare à un bonheur ultérieur (logique religieuse),
  • blâmer la victime pour ce qu’elle a fait (ou pas fait) et en dernier recours la blâmer pour ce qu’elle est.

Source : Psychologie-sociale.com

Quelles sont alors les conséquences pour les conseillers (tous les astrologues qui interprètent des thèmes ne le sont-ils pas jusqu’à un certain point ?). Le psychologue Lerner a formulé la théorie du « monde juste ». C’est l’idée que la plupart des gens préfèrent croire que le monde est juste et équitable (et spécialement à mesure qu’il se fait de plus en plus complexe). Je crois que l’attrait pour la justice est la source principale de l’intérêt pour la réincarnation. En tous cas, je sais que ça l’est pour moi.

Autrement, il serait terriblement injuste, dans un système où il n’y a qu’une seule vie, que je sois née Américaine, blanche et en bonne santé alors que quelqu’un d’autre sera né handicapé dans un pays déchiré par la guerre. Lerner remarquait toutefois un problème : nombre de ceux qui croient au « monde juste » réagissent en « blâmant la victime ». C’est-à-dire que si nous présumons que le monde est en réalité juste, alors beaucoup pensent que certaines personnes sont à l’origine et responsables de leurs problèmes. On retrouve ici le mythe de la femme violée qui l’aurait « voulu » d’une façon ou d’une autre, et d’autres réponses manquant beaucoup de compassion.

Changer ?


© Cris Ortega

J’ai vu (et entendu) des astrologues répondre, en démissionnaires, « c’est votre karma ». J’ai été informée de cas où les personnes se sont vues conseiller de rester dans des situations douloureuses ou violentes parce que « c’est votre karma pour un comportement cruel dans une vie passée ». J’en ai entendu d’autres encore excuser des attitudes stupides parce que « nous avons un lien karmique », comme si cela signifiait qu’elles ne pouvaient pas changer ou faire les choses différemment.

Si quelqu’un croit sincèrement en la théorie Œil pour Œil, il est probable qu’il ait très peu de pouvoir personnel. Cette approche affirme que l’on doit juste endurer sa punition et attendre une chance de faire mieux plus tard.

La théorie du Théâtre, si elle est appliquée de façon déterministe, peut partir du point de vue que chacun doit souffrir — du moins tout le temps que l’on joue ce rôle spécifique. Cependant les croyances personnelles sur la durée appropriée pour chaque rôle, ou même s’il est possible d’en changer au milieu de la vie ont une influence importante dans ce cas.

La théorie de l’École de vie suggère que le changement est toujours une option. Il n’y a aucune bonne raison pour rester coincé dans des schémas douloureux. On peut apprendre plus — et tenter une autre façon de faire. Si la théorie du Théâtre est appliquée de façon flexible, le changement y est aussi possible.

Pour la plupart d’entre nous, si nous tombions sur quelqu’un pris dans des sables mouvants jusqu’à la poitrine, nous ne lui dirions pas : « Tu t’es mis tout seul dans ce pétrin, débrouille-toi pour t’en tirer ! ». Et je l’espère, nous n’irions pas non plus directement l’y rejoindre. J’ai confiance dans le fait que nous aurions le bon sens et la compassion de trouver une corde à lui lancer pour l’aider à sortir (pour autant qu’il soit désireux de l’attraper).

Alors pourquoi sommes-nous aussi enclins à dire « c’est votre karma » ? N’est-il pas du tout envisageable qu’il fasse partie du karma de cette personne de recevoir de l’assistance d’une autre pour l’aider à résoudre son problème, que cette assistance soit mentale (un regard sur sa situation) ou sous la forme d’une aide matérielle ? Et si nous refusons d’offrir les aperçus secourables dont nous sommes capables, ne pourrions-nous pas produire du karma négatif pour nous-mêmes dans l’avenir ?

La problématique du choix est tout aussi influente. Les gens qui croient que certaines choses sont « le destin » et ne peuvent pas être évitées, sont plus susceptibles de ressentir de la sympathie pour ceux qui vivent ces mêmes événements.

Les personnes qui croient que nous choisissons tout dans nos vies sont plutôt enclines à refuser d’interférer et à présumer que la douleur sert un objectif pour l’individu et présente de la valeur, au bout du compte.

La représentation du temps compte aussi. Les gens qui trouvent le passé formidable et puissant tendent à se sentir liés par des motifs karmiques. Ils ne voient que très peu ou pas de potentialités de changement.

Ceux qui voient le temps comme n’étant pas linéaire sont peut-être plus enclins à présumer qu’un changement au présent peut affecter ce qui s’est produit et ce qui sera. Mais même si nous acceptons le temps comme une voie à sens unique (au moins en ce bas monde) nous pouvons changer le karma futur (les conséquences) en changeant une attitude ou des actions présentes. Si nous croyons que le caractère (attitudes ordinaires et actes) crée le destin (conséquences karmiques), les actions d’aujourd’hui peuvent changer le résultat de demain. Si je crois que ma tendance à abandonner le pouvoir et à me sous-estimer attire à moi des partenaires violents, je peux me changer moi-même et changer ma vie. Si je crois que j’attire des relations violentes parce que je l’ai été moi-même dans le passé (et donc « mérite » la punition) ou parce que j’ai choisi d’expérimenter le rôle de la victime pour cette fois, je ne suis pas susceptible de tenter de changer.

(Notons que même sans croyance à la réincarnation, on peut se sentir si misérable, indigne d’amour ou inutile, que rien de ce que nous pourrions faire ne nous gagnerait le droit d’être aimé et bien traité. Ou encore nous pouvons croire que la souffrance nous gagnera une récompense au paradis, ou qu’elle témoigne d’une autre sorte de moralité supérieure).

Les questions se succèdent. Les croyances que nous avons à propos du karma affectent puissamment l’espoir (ou la peur) que nous offrons à nos clients et les affirmations que nous faisons à propos de leurs vies.

PS : Beaucoup d’astrologues associent le karma au nombre 12, mais sa définition de « conséquences d’actions antérieures » et la pouvoir coercitif qui se rouve au-delà du pouvoir personnel suggèrent que le concept est plus proche du nombre 10. Il est vrai que tous les nombres d’Eau : 4, 8 et 12 véhiculent certains sentiments associés au karma : le sentiment de choses qui se produisent et que nous n’avons pas consciemment choisies ou produites. Mais c’est parce que l’Eau symbolise l’inconscient et que nous ne sommes pas souvent au fait de nous peurs souterraines et des désirs qui produisent des événements dans nos vies, ou que nous avons oublié les trains de conséquences qui ont été mis en mouvement dans le passé. Comprendre le nombre 10 comme le karma nous aide à voir qu’il y a des lois qui sont pour une partie être dans un corps dans une culture particulière et à un moment donné de l’histoire. Les lois posent des limites et apportent des conséquences lorsqu’on s’y oppose. Mais lorsque nous comprenons et travaillons avec ces lois, nous accroissons notre pouvoir personnel. Et à mesure que nous internalisons les lois et devenons plus auto-disciplinés, nous n’avons plus besoin des limites extérieures ou figures de pouvoir pour les faire appliquer. Nous pouvons vivre en paix avec le karma, travaillant en coopération pour créer un monde meilleur.

Texte original de MARITHA POTTENGER traduit de l'anglais par ANNE LORRAI (L'Œil d'Horos N°58)

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Comment fixer des limites personnelles que personne n'outrepasse (2)

Les limites et le cheminement de l'éveil spirituel

Fixer des limites personnelles saines ne profite pas qu'à nos interactions avec les autres mais enrichit et renforce également nos connexions avec nos âmes.

En passant notre temps à regarder à l'extérieur de nous-mêmes et à chercher à plaire, nous avons tendance à oublier que nous avons tous un chemin de vie unique et que c'est à nous d'écouter nos vraies vocations.

Manquer de limites signifie que nous nous tournons souvent vers les autres pour savoir quoi faire et que nous devenons co-dépendants de leurs vies au lieu de nous focaliser sur la nôtre.

Il arrive parfois que nous soyons tellement liés à d'autres personnes que nous nous « perdons » nous-mêmes. Nous vivons alors une sorte de perte de l'âme (ou déconnexion de nos âmes) engendrant des sensations de vide, de solitude, de désœuvrement, d'anxiété et de dépression.

Manquer de conscientisation de nos véritables besoins parce que nos limites sont insuffisantes risque même de nous plonger dans une nuit noire de l'âme où nous nous sentons complètement perdus et déconnectés de notre Pouvoir supérieur (peu importe l'image que vous vous en faites).

L'établissement de limites joue donc un rôle essentiel dans le cheminement de l'éveil spirituel parce que cela nous aide à être fidèles à nous-mêmes, à adopter notre loup solitaire intérieur et à suivre nos propres voies.

12 avantages à fixer des limites personnelles fermes

Voici quelques avantages supplémentaires auxquels vous pouvez vous attendre en ne ménageant pas vos efforts pour établir des limites claires :

  • Vous serez capable de dire non
  • Vous vous sentirez revalorisé
  • Vous vous sentirez davantage en contrôle de votre vie
  • Vous attirerez des partenaires et amis plus sains et qui vous soutiennent
  • Vous disposerez d'une plus grande énergie mentale, émotionnelle et physique
  • Vous serez en mesure de vous défendre et d'être entendu
  • Vous serez davantage apprécié et valorisé
  • Vous serez davantage à l'écoute de vos besoins
  • Vous passerez davantage de temps pour vous (sans culpabiliser)
  • Vous aurez un plus grand équilibre émotionnel et serez plus heureux
  • Vous aurez une plus grande estime de vous-même et une plus grande confiance en vous
  • Vous aurez davantage le courage et la liberté d'être vous-même

N'oubliez pas que ces qualités ne se développeront pas en un jour. Mais avec de la pratique et de la persévérance, vous serez en mesure d'en ressentir les nombreux avantages.

Comment fixer des limites personnelles que personne n'outrepasse

Fixer des limites a moins à voir avec les autres et davantage avec vous et vos croyances et façons de penser.

Les pratiques et conseils suivants vous aideront à cibler à la fois vos convictions profondes et vos comportements habituels.

1. Comprenez que vous avez le droit d'avoir des limites

Derrière le désir de plaire à tous se cache la croyance que nous « n'avons pas le droit » de fixer des limites. Il est temps de remettre en question cette croyance enracinée.

Pourquoi les autres auraient-ils le droit d'avoir des limites et pas vous ? Pourquoi devriez-vous vous sentir comme un être inférieur et élever les autres au-dessus de vous-même ?

C'est le droit fondamental de tout être humain d'avoir des limites personnelles. Considérez comme votre droit imprescriptible d'établir des limites qui vous définissent et vous protègent. Non seulement c'est votre droit mais également votre responsabilité.

2. Comprenez que vos pensées, vos sentiments et vos besoins ont autant d'importance que ceux des autres

Les pensées, sentiments ou besoins de personne ne sont « au-dessus » de ceux de quiconque. Le statut social est une illusion créée par l'esprit humain. En d'autres termes, les besoins de la Reine d'Angleterre sont égaux à ceux d'un SDF. La seule division entre nous et les autres n'existe que dans notre esprit. Vous n'êtes, par conséquent, non « moins important », ni moins utile ou moins digne qu'autrui. Vos besoins sont d'importance égale à ceux de votre entourage.

Apprenez à vous voir comme l'égal des autres. Affirmez votre valeur chaque jour par un mantra du style : « J'ai de la valeur et mes besoins sont importants ». Apprenez à être en désaccord avec ceux qui essaient de vous faire penser ou sentir autrement.

3. Explorez vos besoins

Il est probable que vous n'ayez pas une grande expérience ou une grande connaissance de vos besoins surtout si vous les ignorez pour répondre aux exigences d'autrui. Il est temps maintenant d'en apprendre davantage sur vous-même.

Tenez un journal au quotidien dans lequel vous noterez vos pensées, vos ressentis, vos besoins et vos désirs. La pratique de l'auto-analyse et de l'introspection vous aidera à être plus sensible à ce dont vous avez réellement besoin à tout moment (quelques idées pour votre journal en anglais).

Pratiquer quelques exercices simples de pleine conscience (en anglais) est également une autre manière de savoir de quelles limites vous avez besoin de mettre en place pour la journée.  Engagez-vous à être à l'écoute et à en apprendre davantage sur qui vous êtes et ce que vous attendez réellement de la vie — c'est l'un des meilleurs moyens de commencer à établir des limites.

Faire de tests de découverte de soi est un moyen amusant pour commencer à apprendre qui vous êtes (allez jeter un coup d'œil à nos tests en anglais).

4. Prenez soin de vous au quotidien (parce que vous le valez bien !)

Prendre soin de soi au quotidien est une méthode complémentaire qui vous permettra de renforcer votre capacité à établir des limites personnelles claires.

En prenant l'habitude de penser à vous, vous vous donnez déjà une chance de réussir. Vous vous envoyez le message comme quoi vous êtes digne que l'on prenne soin de vous. Établir des limites ferme vous semblera alors comme l'étape logique à votre routine de soins quotidiens.

Parmi quelques moyens simples de prendre soin de vous au quotidien, il y a la relaxation, la méditation, la préparation de délicieux repas nutritifs pour vous-même, l'exercice, l'établissement d'objectifs quotidiens, l'auto-complimentation, l'auto-gratification, la sieste, la connexion avec la nautre, les tisanes apaisantes, et bien d'autres encore.

5. Apprenez à dire non

Dire non joue un rôle essentiel dans l'apprentissage de l'affirmation de soi et le respect de ses besoins. Il n'est nullement nécessaire d'opposer un non agressif si la situation ne s'y prête pas. Tentez plutôt un « non merci », « je ne peux pas », « je ne ne suis pas en mesure de », « pas maintenant », « désolé, je suis occupé », « peut-être la prochaine fois », « j'apprécie la proposition mais je ne peux pas », etc. Expérimentez différentes manières de dire non et voyez ce qui est le plus en accord avec votre personnalité.

6. Se rendre compte quand les gens dépassent les bornes

Il n'est pas toujours facile de se rendre compte quand les autres empiètent sur vos limites, surtout si vous êtes habitué à n'en avoir aucune. Prenez le temps, tous les jours, de noter dans votre journal intime tous les moments où vous vous êtes senti mal à l'aise, contrarié ou méprisé par quelqu'un durant la journée. Cet exercice de journalisation vous aidera à développer davantage votre conscience de vous-même.

7. Cessez de trop vous engager

Vous n'êtes pas obligé ni tenu de respecter tous vos engagements sociaux. N'essayez pas de plaire aux autres à votre détriment. À trop vous engager envers les gens et les circonstances, vous encourez le stress et le burn-out.

Apprendre à dire non aux choses non essentielles comme les réunions de travail, les fêtes et autres obligations sociales qui ne sont pas des questions de vie ou de mort, demande de la pratique. Soyez gentil avec vous-même, rappelez-vous pourquoi vous vous êtes engagé sur cette voie en premier lieu et refusez poliment tout ce qui est trop pour vous. À tout le moins, les autres apprécieront votre honnêteté.

8. Soyez courageux : détachez-vous des amitiés et relations toxiques

Il faut une certaine dose de courage pour s'en tenir à ses limites personnelles. Immanquablement, les faux amis et les relations peu solides s'autodétruiront et ne feront pas long feu durant ce processus. Vous risquez donc de vous retrouver avec un sentiment de culpabilité, de honte ou comme si vous aviez fait quelque chose de mal.

Durant ces moments difficiles, il est vital que vous continuiez à affirmer qu'établir des limites personnelles est votre droit fondamental en tant qu'être humain. Vous le MÉRITEZ. Ceux qui essaient de vous contrôler, de vous utiliser ou d'abuser de vous essaieront certainement de vous arrêter — mais ne les laissez pas vous retenir. Éloignez-vous de ces personnes qui polluent votre vie et mettez-vous en quête de nouvelles amitiés qui vous soutiennent et vous encouragent.

9. Demandez de l'aide (mais ni à vos amis ou votre famille)

Si vous avons encore besoin d'aide pour établir des limites personnelles fermes, il est probable que votre entourage renforce votre comportement co-dépendant. Ce n'est donc pas une bonne idée de lui demander conseil, tout bien intentionnés qu'il puisse être.

S'il vous faut des conseils plus poussés et une aide personnelle, je vous recommande la lecture du livre d'Henry Cloud et de John Townsend, Oser s'affirmer : Fixer des limites à autrui ou de chercher l'aide d'un thérapeute (ou les deux).

Un dernier mot

Pour finir, soyez en pleine conscience en abordant ce cheminement avec douceur et auto-compassion. Vous n'étiez pas responsable d'avoir développé des limites insuffisantes (vous avez été conditionné ainsi). MAIS aujourd'hui, la responsabilité de les changer et de maîtriser votre pouvoir personnel vous incombe. J'espère que cet article vous aura apporter quelques conseils utiles pour vous aider à y parvenir.

Texte original de ALETHEIA LUNA traduit de l'anglais par EY@EL
© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

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Comment fixer des limites personnelles que personne n'outrepasse (1)

Vous vous sentez bousculé. Manipulé. Exploité. Dominé. Contraint. Pressé. Harcelé. Contrôlé.

La personne en face de vous a été trop loin en outrepassant vos limites personnelles. Mais vous ne savez pas quoi faire ; vous vous sentez faible et impuissant. Un désespoir muet s'insinue en vous. Vous êtes comme une mouche prise dans une toile d'araignée.

Que faire ?

Si vous êtes confronté à des pertes d'énergie et des problèmes de sur-engagement, de manque d'assurance et une sensation d'épuisement permanent par ceux qui vous entourent, poursuivez cette lecture. Il est temps de fixer une limite claire et de récupérer votre pouvoir personnel.

Que sont les limites personnelles ?

Les limites personnelles sont les murs mentaux, émotionnels et physiques que nous érigeons pour nous protéger des autres qui se servent de nous, nous manipulent, nous épuisent et nous bafouent. Elles nous permettent de distinguer clairement qui nous sommes ainsi que nos besoins vis à vis d'autrui et leurs besoins à eux.

Établir et maintenir des limites personnelles est indispensable à notre bien-être physique, émotionnel et psychologique.

Pourquoi les limites personnelles sont-elles si importantes ?

Les limites personnelles constituent le moyen essentiel de se forger et d'entretenir une saine image de soi. Une personne avec des limites fermes renvoie au monde un message exsudant le respect et l'estime de soi.

Et surtout, des limites saines nous aident à créer un espace sécurisé à l'intérieur de nous où auto-compassion et pleine conscience peuvent s'épanouir. Ainsi, nous nous sentons foncièrement bien et notre intégrité personnelle est préservée.

Mais en l'absence de limites personnelles, nous courons le risque de confondre nos besoins et désirs avec ceux des autres, ce qui nous conduit à la co-dépendance. La co-dépendance est un terme pour décrire une relation toxique à sens unique dans laquelle nous tirons tout notre bonheur d'autrui. En réalité, il est impossible de jouir d'une relation saine sans limites fermes et claires.

Sans ces limites, le risque est également d'éprouver un très grand stress et des sentiments d'impuissance. Trop s'engager auprès de personnes et de choses tend à être extrêmement dommageable pour votre santé mentale, ce qui peut vous mener au burn-out — ou pire : à la dépression nerveuse.

Enfin, le manque de limites personnelles peut vous faire sentir inutile, faible ou pas assez bien. En d'autres termes, notre auto-estime sera sérieusement affectée et nous serons confrontés de manière récurrente au doute de soi, à l'auto-critique et au dégoût de soi. Être incapable d'exprimer notre vérité et de communiquer clairement nos besoins peut s'avérer profondément affligeant et démoralisant.

18 signes que vos limites personnelles sont insuffisantes

Prêtez attention aux signes suivants. Combien vous parlent-ils ?

  1. Vous ne dites rien quand on vous traite mal.
  2. Vous accordez trop de votre temps.
  3. Vous vous montrez d'accord avec quelqu'un alors qu'en fait vous avez envie de ne pas l'être.
  4. Vous dites oui à quelqu'un quand vous voulez dire non.
  5. Vous culpabilisez de vous consacrer du temps.
  6. Les autres vous tiennent pour acquis.
  7. Vous laissez les gens vous toucher alors que ça vous met mal à l'aise ou que vous voulez qu'ils arrêtent.
  8. Vous entretenez des relations toxiques (ex : où vous donnez toujours et l'autre ne fait que prendre).
  9. Vous faites beaucoup trop de grands sacrifices pour les autres à votre propre détriment.
  10. Vous faites montre d'agressivité passive et avez possiblement tendance à manipuler (dans une tentative de recouvrer votre pouvoir perdu).
  11. Vous vous sentez comme la victime en permanence.
  12. Vous avez l'impression de « gagner » le respect en étant gentil.
  13. Vous partagez trop de détails sur votre vie avec les autres.
  14. Vous culpabilisez quand les autres ne sont pas heureux (comme si vous seul en étiez responsable).
  15. Vous êtes ce que les autres veulent/ont besoin que vous soyez et non qui VOUS avez besoin d'être.
  16. Vous êtes déconnecté de vos besoins.
  17. Vous attirez des personnes qui essaient de vous contrôler ou de vous dominer.
  18. Vous avez une peur chronique de ce que les autres pensent de vous.

Réfléchissez aux points qui ont attiré votre attention et le plus fortement touché votre conscience. Puis, prenez un instant pour mettre une main sur votre cœur et vous envoyer gentillesse et compréhension.

Avoir des limites personnelles insuffisantes est une expérience frustrante est douloureuse et vous n'êtes certainement pas le seul dans ce cas.

Pourquoi souffrons-nous de limites personnelles insuffisantes ?

Avant d'aller plus loin dans l'envie bien compréhensible de vous blâmer ou de vous couvrir de honte de quelque façon que ce soit pour vos limites insuffisantes, j'aimerais que vous compreniez que ce n'était pas votre faute mais qu'il en va désormais de votre responsabilité de développer des limites fermes. Prenez donc le temps d'éprouver de la compassion, ou du moins de la sympathie, pour vous-même.

Enfants, nous n'avions aucun contrôle sur ce que nos parents, nos professeurs et les adultes autour de nous nous enseignaient. En conséquence, la plupart des personnes dont les limites personnelles sont absentes ou faibles, ont du mal, une fois adultes, à avoir suffisamment d'assurance pour tracer une ligne et répondre correctement à leurs besoins. La dynamique de co-dépendance au sein de nos familles, tout comme avoir appris que « l'amour équivaut à ce que nous nous faisons et non à qui nous sommes » a grandement contribué à ce manque de solidité interne.

Enfants, les premiers modèles de comportement « acceptable » que nous ayons eus étaient nos parents et les membres de notre famille. Alors prenez le temps de réfléchir à ça : quels messages votre mère, votre père, vos nourrices, vos frères et sœurs ou les autres adultes vous ont-ils transmis durant votre enfance ?

Ne vous a-t-on donné de l'amour que lorsque vous faisiez semblant d'être qui vos parents voulaient que vous soyez ?

Ne vous a-t-on récompensé que lorsque vous vous effaciez pour sacrifier vos besoins et désirs en faveur de ceux de quelqu'un d'autre ?

Vous a-t-on puni pour avoir dit non ou haussé le ton ?

Vous êtes-vous senti obligé de « veiller » au bien être émotionnel d'un adulte, un parent peut-être ?

Tout ceci étaient des signes qui vous ont appris que le manque de limites personnelles étaient une « bonne » chose.

5 mythes concernant les limites personnelles

Si vous avez du mal à établir des limites claires, il se peut que vous entreteniez des croyances erronées qu'on vous a conditionnés à adopter.

Voici quelques-uns des mythes dont vous devez prendre conscience :

  • « Avoir des limites personnelles, c'est égoïste »
    Ce mythe est probablement le plus courant et se fonde sur la croyance malsaine que pour être digne, nous devons être des martyrs et sacrifier en permanence nos besoins. En réalité, avoir des limites est une forme de respect de soi qui nous permet de pratiquer l'amour de soi dont les répercussions peuvent s'étendre sur le monde et influencer positivement notre entourage. Songez un instant à tout bon thérapeute ou professionnel de la santé mentale. Comment font-ils pour être efficaces dans leur travail ? La réponse est en ayant des limites personnelles claires et fermes. (Imaginez-vous comme ce serait épuisant d'absorber tous les problèmes de ceux que vous servez !). En vérité, toutes les personnes mentalement et émotionnellement saines ont des limites.
  • « Avoir des limites personnelles va affecter mes relations »
    Si vous êtes dans une relation de co-dépendance, établir des limites engendrera très certainement des vagues de changement désagréables. Si votre partenaire est lié(e) à vous de manière co-dépendante, il y a de grandes chances pour qu'il ou elle soit choqué(e) et résiste à vos efforts pour être heureux et en bonne santé. (Il en va de même pour les amitiés co-dépendantes). Si vous vous trouvez dans cette situation, je vous encourage à vous demander si être dans une relation toxique en vaut vraiment la peine. Toute relation saine et solidaire s'épanouira en encourageant l'établissement de limites personnelles.
  • « Avoir des limites personnelles va pousser les autres à me détester »
    Ce mythe est en partie vrai et en partie faux. En réalité, oui, établir des limites claires risque de heurter certaines personnes. Mais cela va également faire que davantage de gens vous respecteront, vous entendront et vous apprécieront. Il n'y a rien de plus admirable que quelqu'un qui refuse d'accepter les conneries des autres et qui défend ce qu'il estime être vrai. Non seulement ça, mais en établissant des limites, vous attirerez davantage de personnes prêtes à vous respecter et à être des amis ou amants authentiques.
  • « Avoir des limites personnelles va me rendre malheureux »
    Ce mythe apparaît souvent comme l'hypothèse sous-jacente que se font de nombreuses personnes. Mais ma réponse est simple : créer des limites personnelles peut sembler inconfortable au début mais rapidement cela vous conférera un sentiment de pouvoir et de contrôle de votre vie à nouveau. L'opposé ici est donc vrai : avoir des limites personnelles vous rendra en fait bien plus heureux !
  • « Avoir des limites personnelles semble rigide »
    Les limites personnelles ne sont pas tout noir ou tout blanc ni figées dans le rock mais flexibles en fonction de vos besoins du moment. Alors ne vous sentez pas obligé d'être dur et d'exclure les gens. Il y a une grande différence entre limites rigides et limites saines. Les limites rigides sont des murs érigés pour bloquer les gens de manière permanente tandis que les limites saines sont adaptables et peuvent changer en fonction de nos besoins intérieurs.

À suivre : deuxième partie à paraître prochainement

Texte original de ALETHEIA LUNA traduit de l'anglais par EY@EL
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